Dans un tiroir Oublié(es)

  • Théâtre, Danse, Chant lyrique et Vidéo
  • Tous publics à Partir de 6 ans
  • Durée en visagée: 1h

Spectacle en Création

Sortie: Juillet 2020

Nous voilà dans les souvenirs d’une enfant à qui la vie n’a pas fait de cadeau. Son père est absent, sa mère la traite avec rigueur. Peut être un peu trop car cette mère est dépourvue, esseulée. L’héroïne, « Elle », ne rêve que d’une vie meilleure, d’un ami qui serait le meilleur ami du monde et d’une mère tendre qui saurait la rassurer.

Alors « Elle » s’invente cet ami. Lui, Il est joyeux, plein de vie. Et « lui », il danse, court, virevolte autour d’elle. Il s’amuse des objets qu’elle sort de son tiroir et lui murmure à l’oreille d’étranges conseils.

Et puis il y a la reine, figure emblématique et surpuissante de cette mère imaginée. « Elle » voit apparaître sa mère à travers les objets de sa chambre. Mais peu à peu l’image de sa mère imaginée, se durcit, s’enlaidit, au point de ne laisser penser finalement que la mère (véritable) n’est peut être en définitive, pas si mauvaise qu’ « Elle » le pensait.

Texte Original: Dominique Pompougnac

Mise en Scène : Grégoire Viché

Assistante de Mise en Scène : Violaine Clanet

Dessins et illusrations: Olivier Derouetteau

Avec :

Barbara Kilian, Fanny Aguado, Elise Beckers

Création musicale et Univers sonores : Thierry Nouat / Grégoire Viché

Création lumières et Régie Générale : Marc Cixous

Création costumes : Françoise Kilian

Scénographie: Julien Launay

 

Note d’Intention

Dans un tiroir Oublié – Création 2019/2020

 

Grégoire Viché, Metteur en scène

Le cadre, la norme, sont autant de préceptes auxquels nous sommes tous confrontés, formatés. Ces cadres, on les bouscule parfois. On les bouge, les remue, les agite frénétiquement pour arriver à un endroit nouveau. Un lieu neuf, qui peut se révéler pétillant, plein de vie et d’espoir, mais qui peut aussi, parfois, vous entraîner dans certains détours aussi sombres qu’inquiétants.

«Dans un tiroir oublié», c’est un objet artistique qui déplace les codes du théâtre traditionnel. Une recherche excitante autour d’un texte qui replace cette jeune femme au cœur de ses souvenirs d’enfance. Parce que nos souvenirs on les déforme avec le temps. Jusqu’à se demander parfois si notre vie n’a pas finalement été qu’un simple fantasme.

Au plateau, j’ai toujours tenté de développer la multiplicité des genres et la transdisciplinarité. Ceci non pas dans le simple but de bousculer les genres, mais plutôt dans une logique de complémentarité des langage et d’expression artistique. Avec un objectif majeur  : proposer plusieurs axes de lecture au spectateur.

La rencontre du texte, du chant et de la danse autour des déperditions de la mémoire et de l’imaginaire vont pousser les comédiennes dans un rapport quasi-schizophrénique au plateau. Une exploration des retranchements de la mémoire pour un spectacle à lectures variables, aux pics d’émotion bien tranchés. Une proposition que l’on voudra inexorablement jubilatoire et interrogative.

« Cette histoire, c’est celle de ma vie et je vais vous la raconter ». Le spectacle aurait pu commencer sur ces mots, si il s’était agit d’un conte. Mais nous parlons bien de théâtre ici, et c’est dans l’action que le rideau s’ouvre. Souvent quand on échange sur nos souvenirs d’enfance avec un frère, une sœur, un parent ou un ami, on se rend compte que ce qui est noir pour l’un, est blanc pour l’autre. Souvent on découvre que nous n’avons peut-être pas vécu l’histoire que nous croyions, dur comme fer, avoir vécu. Ou bien se dit-on que l’autre divague. Bien sur que c’est lui. Parce que nous, on ne peut pas se tromper sur ce qu’on a vécu. On ne se trompe pas sur le souvenir de notre vie. Folie, divergences de l’esprit, divagations de la pensée… Et si finalement notre passé n’avait été que pure fiction ? C’est de cela que l’on va parler en ouvrant ce « tiroir oublié ».

 

La puissance fictionnelle du cerveau humain nous fait rarement défaut. L’homme a besoin d’histoires à se raconter pour grandir, et une fois grand, il s’invente des mythes nouveaux afin de justifier son existence, ou décide d’en suivre certains de déjà écrits. 

Tous les grands dictateurs du 20ème siècle ont écrits leurs mythes, comme tous les hommes politiques tentent d’en écrire un autre. Le Capital, l’or juif, les peuples supérieurs, la religion, le progrès…

Le mythe et la fiction révèlent parfois des dangers pour le conscient et l’inconscient collectif, mais ceci aussi à l’échelle des individus. Les mythes que l’on se crée peuvent même si ils nous protègent nous mettre en péril dans notre équilibre interne.

Grégoire Viché

Calendrier de Création:

. 12 au 24 Octobre 2019: Laboratoire de recherche Théâtre/Danse/Chant et vidéos, Néris-les-Bains, Théâtre André Messager.

. Janvier 2020: Résidence – Lieu en cours

. 17 au 27 mars 2020: Résidence – Yzeure-Espce (03).

. 1 au 10 avril 2020: Résidence Mise en jeu, lumières et vidéo, Théâtre des Ilets, CDN de Montluçon.

. Printemps 2020: Résidences de Création, Divers lieux, en cours.

. septembre 2020: Résidence version Musique Live, Théâtre Gabrielle Robinne, Montluçon. 

Calendrier de diffusion:

. 22 Novembre 2019: Théâtre André Messager, Sortie de Labo; Présentation de travail en cours

. 9 avril 2020: Théâtre des Ilets, CDN de Montluçon, sortie de résidence, présentation de chantier.

. Juillet 2020: Avant-Première, Festival Remp-Arts, sous chapiteau.

. Octobre 2020: St-Pardoux (79), Festival de la Fabrik.

. Automne 2020: Théâtre Gabrielle Robinne (Montluçon), Première du spectacle avec musique live (5 artistes au plateau).

Soutiens et partenaires:

Conseil Départemental de l’Allier, Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, DRAC AURA, Ville de Montluçon, CDN de Montluçon, SPEDIDAM, Office de Tourisme de Néris-les-Bains, Musée du Canal de Berry… 

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