En cours de création

Création 2019/2020:
  • Théâtre, danse, vidéo
  • Spectacle familial,, à partir de 6 ans

Avant-Propos

Qui est « Elle » ?

« Elle » est une femme jeune, qui s’achemine vers la maturité. Mais ce chemin faisant, la mémoire lui fait parfois défaut. A être désormais « maman » on perd de vue sa propre enfance.

C’est pourquoi il y a « Lui ».

« Lui » trône au milieu d’un bric-à-brac d’objets et de mots avec lesquels il danse souverainement. Il est une ombre et ne vient que très rarement en lumière, mais ses jeux de questions-réponses, ce ping-pong qu’il entretient avec « Elle » ; permettent de lever le voile sur certains souvenirs, éclairer des bribes de ce qui fut.

Toutefois, il est souvent difficile de distinguer ce qui s’est réellement passé, des scènes que la mémoire à recomposées. C’est cette mémoire, facétieuse et sélective qui sécrète de petites mythologies personnelles, où métaphores et symboles se substituent à la réalité.

La question que « Elle » ne se pose pas, c’est si cette « fugue », ce voyage dans le fantastique ont réellement existé. C’est la question que nous nous poserons peut-être et qui restera éventuellement sans réponse.

Restent ces quelques éléments retrouvés dans ce tiroir. Autant d’objets, de colifichets et de grigris que chacun de nous a pu garder, dans une boîte à biscuits, un carton à chapeau, ou relégués dans les recoins d’un vieux meuble.

La mémoire a besoin de ces rangements, de ces arrangements avec la vie, la vraie vie, celle qui passe, qui est déjà passée, trop vite passée.

Dominique Pompougnac

Note d’Intention

Le cadre, la norme, sont autant de préceptes auxquels nous sommes tous confrontés, formatés. Ces cadres, on les bouscule parfois. On les bouge, les remue, les agite frénétiquement pour arriver à un endroit nouveau. Un lieu neuf, qui peut se révéler pétillant, plein de vie et d’espoir, mais qui peut aussi, parfois, vous entraîner dans certains détours aussi sombres qu’inquiétants.

«Dans un tiroir oublié», c’est un objet artistique qui déplace les codes du théâtre traditionnel. Une recherche excitante autour d’un texte qui replace cette jeune femme au cœur de ses souvenirs d’enfance. Parce que nos souvenirs on les déforme avec le temps. Jusqu’à se demander parfois si notre vie n’a pas finalement été qu’un simple fantasme.

Au plateau, j’ai toujours tenté de développer la multiplicité des genres et la transdisciplinarité. Ceci non pas dans le simple but de bousculer les genres, mais plutôt dans une logique de complémentarité des langage et d’expression artistique. Avec un objectif majeur  : proposer plusieurs axes de lecture au spectateur.

La rencontre du texte, du chant et de la danse autour des déperditions de la mémoire et de l’imaginaire vont pousser les comédiennes dans un rapport quasi-schizophrénique au plateau. Une exploration des retranchements de la mémoire pour un spectacle à lectures variables, aux pics d’émotion bien tranchés. Une proposition que l’on voudra inexorablement jubilatoire et interrogative.

« Cette histoire, c’est celle de ma vie et je vais vous la raconter ». Le spectacle aurait pu commencer sur ces mots, si il s’était agi d’un conte. Mais nous parlons bien de théâtre ici, et c’est dans l’action que le rideau s’ouvre. Souvent quand on échange sur nos souvenirs d’enfance avec un frère, une sœur, un parent ou un ami, on se rend compte que ce qui est noir pour l’un, est blanc pour l’autre. Souvent on découvre que nous n’avons peut-être pas vécu l’histoire que nous croyions, dur comme fer, avoir vécu. Ou bien se dit-on que l’autre divague. Bien sur que c’est lui. Parce que nous, on ne peut pas se tromper sur ce qu’on a vécu. On ne se trompe pas sur le souvenir de notre vie. Folie, divergences de l’esprit, divagations de la pensée… Et si finalement notre passé n’avait été que pure fiction ? C’est de cela que l’on va parler en ouvrant ce « tiroir oublié ».

La puissance fictionnelle du cerveau humain nous fait rarement défaut. L’homme a besoin d’histoires à se raconter pour grandir, et une fois grand, il s’invente des mythes nouveaux afin de justifier son existence, ou décide d’en suivre certains de déjà écrits. Tous les grands dictateurs du 20ème siècle ont écrits leurs mythes, comme tous les hommes politiques tentent d’en écrire un autre. Le Capital, l’or juif, les peuples supérieurs, La religion, le progrès…

Le mythe et la fiction révèlent parfois des dangers pour le conscient et l’inconscient collectif, mais ceci aussi à l’échelle des individus. Les mythes que l’on se crée peuvent même si ils nous protègent nous mettre en péril dans notre équilibre interne.

Ici, on va retrouver différents personnages qui gravitent dans le souvenir de « Elle ».

« Elle » aujourd’hui. Telle qu’elle est réellement.

« Elle » dans sa mémoire telle qu’elle se voyait.

La mère de « Elle » telle que « elle » s’en souvient

La Reine, mère imaginaire de « Elle »

Lui, l’ami imaginaire de « Elle »

Grégoire Viché

Une Création protéiforme: La création donnera lieu à 2 versions du spectacle: La première avec 3 artistes au plateau, et musique enregistrée, et la seconde avec la même équipe de plateau enrichie des musiciens en live pour un spectacle encore pus vivant

Distribution:

Sur un texte original de  Dominique Pompougnac

Mise en Scène: Grégoire Viché

Assistante de mise en scène, regards chorégraphiques et gestuels: Violaine Clanet

 

Avec:

Barbara Kilian, Comédienne.

Elise Beckers: Comédienne, chanteuse lyrique.

Fanny Aguado: Danse, jeu, manipulations.

 

Univers sonore et création musicale: G. Viché: Percussions, programmations électro / Vielle à roue et machines: Thierry Nouat

Création Dessins/Visual Design: Olivier Derouetteau

Scénographie: Julien Launay

Création lumières/Régie de tournée: Marc Cixous

Calendrier de Création:

. 12 au 24 Octobre 2019: Laboratoire de recherche Théâtre/Danse/Chant et vidéos, Néris-les-Bains, Théâtre André Messager.

. Janvier 2020: Résidence – Lieu en cours

. 17 au 27 mars 2020: Résidence – Lieu en cours.

. 1 au 10 avril 2020: Résidence Mise en jeu, lumières et vidéo, Théâtre des Ilets, CDN de Montluçon.

. Printemps 2020: Résidences de Création, Divers lieux, en cours.

. septembre 2020: Résidence version Musique Live, Théâtre Gabrielle Robinne, Montluçon.

Calendrier de diffusion:

. 22 Novembre 2019: Théâtre André Messager, Sortie de Labo; Présentation de travail en cours

. 9 avril 2020: Théâtre des Ilets, CDN de Montluçon, sortie de résidence, présentation de chantier.

. Juillet 2020: Avant-Première, Festival Remp-Arts, sous chapiteau.

. Octobre 2020: St-Pardoux (79), Festival de la Fabrik.

. Automne 2020: Théâtre Gabrielle Robinne (Montluçon), Première du spectacle avec musique live (5 artistes au plateau).

Soutiens et partenaires:

Conseil Départemental de l’Allier, Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, DRAC AURA, Ville de Montluçon, CDN de Montluçon, SPEDIDAM, Office de Tourisme de Néris-les-Bains, Musée du Canal de Berry… 

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