Vie de Banc

Théâtre
Durée: 1h15

Le Banc de tous les possibles:
La vie d’un banc, pas n’importe quel banc, le témoin privilégié de notre société, de notre monde en pleine mutation. Un banc comme dernier lieu non-marchand de rencontre(s).
Planté là ou là…. Selon… témoin plus ou moins heureux de la vie, de leur vie, de nos vies… Tout est prétexte pour s’y poser, une colère, une joie, une curiosité … mais jusqu’à quand ?Le point culminant d’un îlot réel ou non, d’une sorte de place publique rassemblée en un tas informe. ..
Et si sur ce banc il ne restait plus qu’un seul homme? dernier avatar d’une humanité à la dérive. Il pourrait peut être convoquer des figures, des fantômes vouées à rejouer éternellement les mêmes scènes de notre humanité…
Un couple qui se retrouve, une femme en besoin de regards, d’attention voire d’amour, un couple qui vit une expérience si intense qu’il ne sait plus si elle est réelle ou fantasmée …
Et si c’était le dernier banc?
Et si une Femme était là? défendant son dernier banc, à l’image des Communardes qui montèrent les premières barricades.
« Vie de banc » est résolument un spectacle qui parle de ces moments éphémères qui sont l’essence même de la vie de chacun d’entre nous, qui que nous soyons . C’est un spectacle qui parle de l’humain, une invitation aux spectateurs à se souvenir,

L’équipe :

Ecriture à 4 mains : Eugène Durif et Nadège Prugnard

Mise en scène : Gaël Guillet

Comédiens : Fabio Ezechiele Sforzini , Barbara Kilian., Bernard Oulès

Création musicale : Benoît Kilian et Grégoire Viché.

Décors/Scénographie : Christophe Moustey

Costume : Françoise Kilian

Création lumière, Régie Générale: Thierry Pilleul

Le mot de Nadège Prugnard, auteureLe «banc » offre la possibilité d’une écriture interrogative sur la place de l’autre et de soi,
d’une écriture qui redonne place et verve à la rencontre dans l’espace public, d’une poétique de la vitesse et de la lenteur, de l’abandon du geste, du temps suspendu, du paradoxal, de la richesse des images et de nos différences, d’une écriture aux mille visages : ceux qui soliloquent dans une langue inconnue, ceux qui s’aiment goulûment,ceux qui fouillent dans leurs sacs et leurs cheveux violemment, ceux qui attendent les yeux hagards,ceux qui interpellent les passants, ceux qui lisent et rêvent à voix haute, ceux qui jettent des miettes de peut-être, ceux qui sont en goguette, les cravatés, les chibanis, les minorités, les madames-de, les intellectuels, les étudiants, les enfants, les punks, les clochards, les colorés, les vendeurs, les dragueurs, les faux-prophètes, les enragés, les bouts de papiers, les biscuits oubliés … Oui, toutes et tous , nous sommes assis un jour sur un banc, au même endroit, à un même moment, avec toutes nos différences sociales, politiques, économiques, existentielles pour échanger un « je ne sais quoi »,une poignée de main, un sourire, quelques phrases, un signe à l’autre, un possible humain. Il faut le dire, il faut l’écrire.

Nadège Prugnard

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