Dans mon tiroir oublié – 2018

Théâtre, danse et marionnette

Jeune Public et familial,

à partir de 6 ans

Avant-Propos

Qui est « Elle » ?

« Elle » est une femme jeune, qui s’achemine vers la maturité. Mais ce chemin faisant, la mémoire lui fait parfois défaut. A être désormais « maman » on perd de vue sa propre enfance.

C’est pourquoi il y a « Lui ».

« Lui » trône au milieu d’un bric-à- brac d’objets et de mots avec lesquels il danse souverainement. Il est une ombre et ne vient que très rarement en lumière, mais ses jeux de questions-réponses, ce ping-pong qu’il entretient avec « Elle » ; permettent de lever le voile sur certains souvenirs, éclairer des bribes de ce qui fut.

Toutefois, il est souvent difficile de distinguer ce qui s’est réellement passé, des scènes que la mémoire à recomposées. C’est cette mémoire, facétieuse et sélective qui sécrète de petites mythologies personnelles, où métaphores et symboles se substituent à la réalité.

La question que « Elle » ne se pose pas, c’est si cette « fugue », ce voyage dans le fantastique ont réellement existé. C’est la question que nous nous poserons peut-être et qui restera éventuellement sans réponse.

Restent ces quelques éléments retrouvés dans ce tiroir. Autant d’objets, de colifichets et de grigris que chacun de nous a pu garder, dans une boîte à biscuits, un carton à chapeau, ou relégués dans les recoins d’un vieux meuble.

La mémoire a besoin de ces rangements, de ces arrangements avec la vie, la vraie vie, celle qui passe, qui est déjà passée, trop vite passée.

D.P.

Note d’Intention

Avec ce texte, Dominique Pompougnac nous entraîne dans l’imaginaire d’une enfant à qui la vie n’a pas fait de cadeau. Son père est mort à la guerre, sa mère la traite avec rigueur. Peut être un peu trop car cette mère est dépourvue, esseulée. L’héroïne, « Elle », ne rêve que d’une vie meilleure, d’un ami qui serait le meilleur du monde et d’une mère tendre qui saurait la rassurer, qui exaucerait le moindre de ses désirs.

Alors « Elle » s’invente son ami, il ressemble un peu à Gepetto, le père de Pinochio. Et « lui », il danse, court, virevolte. Il donne vie aux tableaux, s’amuse des objets qu’elle sort de son tiroir, lui murmure à l’oreille de curieux conseils.

Et puis il y a la reine, figure emblématique et surpuissante de cette mère imaginée. « Elle » voit apparaître sa mère à travers les objets de sa chambre. Mais peu à peu l’image de sa mère imaginée, grandit, se durcit, au point de ne laisser penser finalement que la vraie n’est peut être pas si mauvaise qu’ « Elle » le pensait.

G.V.

Distribution:

Sur un texte original de  Dominique Pompougnac et une Mise en Scène de Grégoire Viché

Avec:

Barbara Kilian, Jeu, marionnettes.

Tayeb Benamara: Danse, jeu, manipulations.

Création Bande son/musiques: Olivier Vayre/Grégoire Viché/….

Création lumières: en cours…

Régie de tournée: En cours…

 

 

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